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9 avr. 2008

Birds, The

Certains paieraient, cher, pour un voyage dans le temps, ils sont les premiers à l’admettre. Oh pas loin, Londres 1966/1967, faire le plein de disques, et surtout voir quelques concerts. Dans un pub enfumé d’Hampstead ou de Richmond, vous me voyez venir, avec mes gros sabots.

Avec un peu de chance, on pourrait, par exemple, accrocher les Birds anglais (ne pas confondre avec leur quasi homologues américains, çà leur a valu assez d’ennuis) un des tout meilleurs groupes de sa génération, sur le pont dés 1964, et qui serait resté scandaleusement obscure sans la présence du jeune Ronald Wood. Celui-là même qui, dix ans plus tard, décrochera le contrat d’intérim du siècle, dans une formation un poil plus célèbre, ou mieux managée.

Plus connus pour la rareté de leur unique EP français que pour leurs qualités intrinsèques, les Birds avaient pourtant de sérieux arguments à faire-valoir. Comme l’auditeur pourra en juger sur l’excellent Collector’s Guide To British Birds, compilation exhaustive, indispensable à toute fixation sérieuse sur le British Beat.

Très rentre-dedans (grosse influence de Bo Diddley) direct sans être primaire, jamais pris en flagrant délit de faiblesse vocale, en originaux ou en reprises (Leavin Here, un vieux classique Motown, le Run Run Run des Who, à la hauteur les doigts dans le nez) et surtout La Poupée Qui Fait Non, vous lisez bien, déclinée en électrique et en acoustique, parfaitement restituée, et qui méritait le hit en bronze massif. Celui qui fait vendre des années après.

Pendant ce temps, les Birds se débattaient avec l’avocat des Byrds, se voyaient obligés de changer de nom, et constataient que chaque gamin qui demandait leurs disques, repartait avec une galette de folk rock acide, propulsée par des Américains aux petites lunettes.

Alors, histoire connue, ils ont laissé leurs ambitions à la consigne de Waterloo Station, et Ron a continué son chemin tortueux. Devenant un des portes flingues les plus connus de sa génération, avec un CV en béton.

J’aime beaucoup, personnellement, les quelques morceaux (signés Gus Dudgeon, futur alter ego d’Elton John) qu’il a usiné dans Santa Barbera Machine Head, un projet sans grand lendemain. Avec quand même Jon Lord aux claviers (qui côtoyât le défunt grand frère de Ronnie, chez Artwoods) feu Kim Gardner (Creation) à la basse, et un batteur inconnu (Twink ?). Tout l’embryon du son Deep Purple est déjà la, à un stade de gestation très avancé. Pourquoi on retrouve ces vestiges sur les compilations de blues du label Immediate, un projet était-il en cours, autant de questions condamnées à rester sans réponse. Laurent M. PERSONNEL : Ron Wood (guitar, vocals), Tony Munroe (guitar, vocals, -1966), Kim Gardner (bass, vocals), Ali McKenzie (vocals, harmonica), Pete McDaniels (drums, 1964-66), Bob Langham (drums, 1963-64), Clem Cattini (drums, 1966) DISCOGRAPHIE :
  1. _ 1964 : SP You're on My Mind / You Don't Love Me (You Don't Care) (Label decca 12031)
  2. _ 1965 : SP Leaving Here / Next in Line (Label Decca F 12140)
  3. _ 1965 : SP No Good Without You Baby / How Can It Be (Label decca 12257
  4. _ 1966 : SP Say Those Magic Words / Daddy Daddy (Label Reaction 951 005)
  5. _ 1966 : EP No Good Without You Baby (Label Decca 457.114 / Cotation : 400Euros)
LIEN : Myspace

1 commentaire:

Twist and shoot ! a dit…

tiens la pochette bleue me rappelle qqchose...ah ça est je me souviens
je l'ai vu sur une page internet!!

http://www.lastfm.fr/user/alexandregf

:p