Forum RaveUp60

Forum RaveUp60
Venez nous rejoindre!
Affichage des articles dont le libellé est C. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est C. Afficher tous les articles

6 sept. 2010

Request : The Clockwork Orange

Établir une anthologie du rock anglais implique nécessairement une révision de son histoire. On est passé complètement à côté de ce groupe qui ne sortit qu'un unique single en 66, et pourtant le combo fut composé entre autres de futurs membres des Birds. Rien à voir cependant avec le magnifique film de Stanley Kubrick, ces Oranges Mécaniques tricotèrent une pop devant autant aux Beatles qu'à la richesse harmonique des Beach Boys.

L'affiliation est évidente sur la face A, avec ce Ready Steady que n'aurait pas renié Brian Wilson. Reste que ce single a particulièrement mal vieilli, et ne vaut que pour la légende du rock anglais. En effet, ces Clockwork Oranges furent composés entre autres de Brian Curtis à la basse (Futur Birds) et Terry Clark (ex Herd). À noter un pressage allemand avec pochette qui ne doit pas courir les rues !

Lou

  1. PERSONNEL :
Terry Clarke (guitare, chant), Harvey Hinsley (guitare), Brian Curtis (basse), Mick Underwood (batterie)
  1. DISCOGRAPHIE:
_ 1966 : Ready Steady / After Tonight (SP Ember S227)
  1. LIEN :
Ready Steady

3 févr. 2009

Request : Clark Hutchinson

N'imaginez pas que cet excellent groupe est un duo. Nenni. Mais Andy Clark (claviers, chant) et Mick Hutchinson (guitare) en sont néanmoins l'arête dorsale, la veine créatrice.

Ces anars de la trempe des Deviants et consorts manquent leur envol après un premier opus recalé en 1968 (Blues, sorti en CD en 94 et ressorti en 2005), très influencé british boom. Après une brève séparation, ils commettent un chef-d'oeuvre en 1970 sur Decca/nova ; A=MH² est resté longtemps mon disque de chevet, une berceuse free rock menée par la guitare de Hutch et ses délires psyché hindou-arabo-andalous aux effluves de blues. On y décèle des thèmes baroques assez intrigants, une vraie réussite ! Rien d’étonnant si on sait que Monsieur Hutchinson a fait ses armes avec un certain Sam Gopal. D'ailleurs, je n’ai pas vérifié, mais Hutchinson n’est sûrement pas dans la liste des 100 meilleurs guitaristes de Rolling Stone Magazine, et pourtant…

Le groupe solidifié autour des 2 géniteurs et de Stephen Amazing (basse) et Del Coverly (percussions) enchaîne avec leur troisième opus la même année, mais le LP est publié chez Deram (et hop, déclassés). Plus conventionnel que son prédécesseur, il rappelle une version bluesy d’Arthur Brown ou un clone déjanté de Chicken Shack. Parfois, on pense même à Hendrix avec le phrasé syncopé de Clark. Des fois, un piano louche ou un Hammond (qui sonne un peu Bontempi) de-ci, de-là, mais rien d’alarmant. À noter tout de même l’extravagante durée des titres, qui dépassent allègrement les 7 minutes, et parfois 10…

Leur dernier album, Gestalt, sort en 1971 chez Deram aussi. C’est le plus accessible musicalement, il démarre un peu hard-blues, comme une version tardive de Cream, pour continuer légèrement heavy prog et finir franchement dans les délires moyen-orientaux de Hutchinson. Les morceaux ont raccourci, le mixage est un peu propret, ballades rock en promotion. Cet album a vraiment l’air d’un fourre-tout… Le groupe splitte à la fin de l’année, c’est presque une bonne idée, mais on regrettera la courte séparation de 68/70 qui aurait pu donner naissance à de furieuses jam psychés.

Greg.

PERSONNEL :

Mick Hutchinson (guitare), Andy Clark (chant, claviers), Stephen Amazing (basse) et Del Coverly (percussions)

DISCOGRAPHIE :

_ 1970 : A=MH² (LP Decca Nova (S)DN-R 2 / Côte : 50Euro)

_ 1970 : Retribution (LP Deram SML 1076 / Côte : 40 Euro)

_ 1971 : Gestalt (LP Deram SML 1090)

_ 1994 : Blues (Unreleased in 1968, Little Wing LW 2042) LIEN : Myspace

16 déc. 2008

Request - Cressida

Quand notre Lou sonne le tocsin à Rave Up, c’est moi qui écope, en principe. Voilà le malheur du jour, on a oublié Cressida. Un groupe Vertigo, rendez-vous compte. Donc je dois donner mon opinion, et égayer une chronique qui s’annonce bien morne. Parce qu’au seul compte rendu de mes oreilles, ça ne va pas rigoler. Oh ils sont compétents ces gens, le chanteur a une bonne voix, ils savent tourner leur affaire avec goût…

Seulement, on s’ennuie mortellement à leur écoute. Leur capacité à dégager quelque chose d’accrocheur a l’épaisseur du vent. Comme ces champions scolaires de lycée, les fayots du premier rang, qui brillaient dans toutes les matières, on peine à leur trouver un défaut. Le conseil d’orientation devait aimer ce genre de clients, la savonnette de service. Nous qui avons grandi à l’écoute de caramels beaucoup plus épicés, de blues, de rock cradingue, peinons donc à comprendre ce qui peut justifier l’excellente réputation de Cressida, dans les milieux critiques. Pire, comme souvent, nous imaginons la tronche des futurs Damned ou Clash, à l’écoute de colis pareil. Et ce n’est pas triste. La recherche du Graal passé est passionnante, mais ici on est vraiment tombé sur du toc. Une pensée pour toutes les merveilles encore enfouies, et clôturons ici.

Laurent M.

PERSONNEL :

Angus Cullen (chant, guitare), John Heyworth (guitare), Ian Clark (batterie), Peter Jennings (claviers) et Kevin McCarthy (basse)

DISCOGRAPHIE :

_ 1970 : Cressida (LP Vertigo VO 7 / Côte : 100 Euro)

_ 1971 : Asylum (LP Vertigo 6360 025)

LIEN :

Myspace

22 juil. 2008

Cale John

Eh oui, lui aussi. On a tendance à l’oublier, mais John Cale est gallois. Fils de mineur, enfant prodige qui composait pour la BBC à huit ans. Et son premier album solo, Vintage Violence(1970) est un curieux puzzle, un brouillon qui définit bien des orientations à venir. Regardez la pochette, les traits sont gommés, qui sait ce qu’il va en sortir. Étonnement, pour un ex Velvet, producteur historique du premier Stooges, le son est d’une propreté presque clinique, pas de crise d’hystérie, de furie expérimentale à base de bruit blanc. Les chansons ensuite, c’est là que le bât blesse. Pour le pire, des rocks balourds, tous plus ou moins pompés surWaiting For The Man, sans grâce ni charme. Pour le meilleur, la plus belle veine mélodique de notre homme, chansons miraculeusement délicates, celles qui mèneront aux splendeurs de Paris 1919 trois ans plus tard. Tout en tout, un disque important quand même, puisque premier jalon d’une des œuvres les plus tordues que le rock ait connues. Toute ressemblance avec la carrière solo de Lou Reed est, bien sûr, totalement fortuite.

Laurent M.

DISCOGRAPHIE :

_ 1970 : Vintage Violence (LP CBS 64256)

LIEN :

Myspace

Caleb

Derrière cette intrigante appellation, se cache Caleb Quaye, top guitariste de studio (Elton John et tant d’autres) et future membre de Hookfoot. La face A de son unique single solo fait le bonheur des compilations d’obscurités, et le malheur des collectionneurs. Les premières se régalent de ce savant assemblage de pop et de psyché, avec usage intensif de distorsion, sans tomber dans le mur du son. Les seconds se lamentent sur la cote faramineuse de ce disque très rare. On peut toujours rêver d’une galette oubliée au fond d’un carton pourri. Ici, il est conseillé de se limiter à l’imagination. Audition recommandée aux amateurs, c’est sans risque.

Laurent M.

DISCOGRAPHIE :

_ 1967 : Baby Your Phrasing Is Bad/Woman Of Distinction (SP Philips BF 1588 /Côte : 600Euros!)

Californians, The

Grand Espoir de l’écurie Decca puis Fontana, les Californians, originaires de Birmingham, ne verront cependant jamais pointer une once de succès tout au long de leurs parcours discographiques qui s’étalent tout de même sur 7 singles et 3 années. Malgré un personnel stable, une qualité évidente dans la composition, influencée en majorité par le rock US, ce quatuor n’aura pas la chance de sortir SON album. Et ce, par frilosité des maisons de disque qui les lâchèrent toujours au plus mauvais moment.

Le combo se forme en plein été de l’amour, autour de Mick Brooks, P.J. Habberly, John O'Hara et Robert Trewis. Et se font les cordes sur des arrangements de Warren Zevon et autres songwriters US. Ils reprennent d’ailleurs sur leur premier simple chez Decca en 67 le Follow Me de Zevon époque Lyme & Cybelle. De très belle manière d’ailleurs, les harmonies vocales étant sublimement fondues dans la rythmique guitare.

Ce simple aura un joli succès d’estime, confortant le groupe chez Decca. Ils y signent 3 autres singles jusqu’en 1968, dans l’espoir d’enregistrer leur premier album. Mais le label décide subitement de ne pas continuer l’aventure. Il faut dire que les Californians n’ont de cesse de modifier leur répertoire, s'inspirant des diverses vagues révolutionnaires musicales qui agitent ces années bouillonnantes.

Ils se retrouvent alors chez Fontana, mais doivent tout recommencer pour faire leur preuve. Noyé dans la masse, le combo a du mal à faire entendre sa musique. Pour autant, le groupe garde son intégrité et son penchant pour le rock californien. Et continue à creuser son sillon, gravant au passage leur plus beau titre avec ce The Cooks Of Cakes And Kindness, pop psychédélique aux guitares stridentes. Ce premier 45T aurait dû lancer définitivement la carrière des Californians, néanmoins les autres compos du groupe sont finalement plus faibles, et Fontana juge leur répertoire insuffisant pour lancer un album de qualité. Le groupe décide alors de repartir voire du côté de CBS, leur premier label.

Et y dépose encore un morceau excellentissime, à forte tendance orientale. Golden Apples et son riff arabisant, que le chant très aérien en écho, fait mouche dès la première écoute. Mais encore une fois, le single se perd dans les méandres du classement. Le groupe, lassé de ne pouvoir se faire entendre, se quitte quelques mois plus tard, nous laissant une collection de 45T aujourd’hui très recherché (allant aux alentours de 80 euros pour les Decca).

Par chance, les Californians sont correctement compilés sur de nombreux projets, notamment les fameux Rubble (3 morceaux !). Mais il n’existe toujours pas cet album posthume que tant d’autres grands oubliés des sixties ont eu droit. L’équipe de Rave Up, une fois de plus, le réclame. D’autant que la matière y serait surprenante.

PERSONNEL :

Mike Brookes, P.J.Habberly, John O'hara, Robert Trewis

DISCOGRAPHIE :

SP:

  1. _ 1967 : Follow Me/What Love Can Do (Label Decca F 12678)
  2. _ 1967 : Sunday Will Never Be The Same/Can't Get You Out Of My Mind (Label Decca F 12712)
  3. _ 1968 : Congratulations/What Is Happy Baby (Label Decca F 12758)
  4. _ 1968 : Out In The Sun/The Sound (Label Decca F 12802)
  5. _ 1968 : The Cooks Of Cakes And Kindness/Mandy (Label Fontana TF 991)
  6. _ 1969 : Sad Old Song/Weep No More (Label Fontana TF 1052)
  7. _ 1969 : Golden Apples/Little Ship With A Red Sail (Label CBS 2663)

Caravan

Quel gros morceau pour ma première au sein de l’équipe Rave Up.

Les Wild Flowers ça vous parle ? Voilà où tout commence, on retrouve au sein de cette formation les futurs Soft Machine (Robert Wyatt, Kevin Ayers) et la future ossature de Caravan : Pye Hastings (guitare/chant), Richard Coughlan (batterie), David Sinclair (clavier/chant) et Richard Sinclair (basse/chant). La Machine Molle est la première à sortir du lot parmi toute la clique de Canterbury et fait de l’ombre à Caravan, jusqu’au jour où la bande à Wyatt part en tournée aux EU : les fans sont orphelins et trouvent en Caravan une roue de secours idéal. Ils ont du mal à rentrer en studio (en grande partie du à la voix d’Hastings jugée merdique, rien que ça), mais ne cessent de se produire en live, donc de rôder la plupart de leurs morceaux et de côtoyer le grand public. Finalement, l’enregistrement du premier album débutera en 68. Cet album éponyme sorti sur Verve (sans doute les premiers Anglais signant de l’autre côté de l’atlantique) est dans l’air du temps : psychédélique. Le merveilleux Where but for Caravan Would I? nous montre la voie que suivra le groupe par la suite avec de longues improvisations musicales. David Sinclair à l’orgue et Jimmy Hastings au saxophone et à la flûte s’en donnent à cœur joie alors que la voix si particulière de Pye Hastings donne une autre dimension à ce premier disque plus que réussi. Le deuxième opus sorti en 1970 est plus planant, finit la pop psychédélique, on passe au progressif. L’album oscille entre une pop quelque peu naïve et des morceaux qui feront la marque de fabrique du groupe. Prenons l’exemple du titre phare qu’est For Richard avec cet orgue Hammond qui vous en envoie plein la tête ainsi que cette flûte si spéciale, c’est l’exemple type de ce que fera Caravan dans le futur et on ne peut que faire la comparaison avec leur chef-d'œuvre qu’est In The Land Of Grey And Pink. Cinq magnifiques morceaux s’enchaînant à merveille qui vous invitent à voyager dans ce monde fait de gris et de rose (la pochette ne trompe vraiment pas l’auditeur et parle d’elle-même). Souvent considéré, à juste titre, comme étant le meilleur album du groupe, il ne remportera pourtant qu’un très léger succès. En introduction, Caravan nous propose un Golf Girl des plus élégant, so british ; il n’y a rien à dire, ces gars ont vraiment le sens de la mélodie. Enfin sur ce troisième album, c’est surtout David Sinclair qui dévoile son talent de compositeur avec 3 morceaux à son actif (à la suite de cet album, il rejoindra son ami Wyatt pour former Matching Mole). Et il y a cette fameuse seconde face ne comprenant qu’un titre, mais quel titre ! Nine Feet Underground, melting pot de plusieurs chansons, mélange les atmosphères durant ses 23 minutes saisissantes.

Par la suite, Caravan sortira 10 albums studio dont le dernier en 2003. Ben. PERSONNEL :
  1. Pye Hastings (guitare, chant)
  2. Richard Sinclair (Basse, chant)
  3. Dave Sinclair (Claviers)
  4. Jimmy Hastings (Saxo)
  5. Richard Coughlan (Batterie)
DISCOGRAPHIE : LP :
  1. _ 1968 : Caravan (Label Verve 6011 / Côte :)
  2. _ 1970 : If I Could Do It All Over Again ( Label Decca SKL 5052)
  3. _ 1971 : In The Land Of Grey And Pink (Label Deram SLDR 1)
SP :
  1. _ 1969 : A Place Of My Own/Ride (Label Verve VS 1518)
  2. _ 1970 : If I Could Do It All Over Again, I'd Do It All Over You/Hello, Hello (Label Decca Decca F 13063)
LIEN : Golf Girl

John Carter & Russ Alquis

The Laughing Man. Et sa ritournelle pop schizophrène sortit tout droit d’un hôpital psychiatrique, parsemé de délire et d’éclats de rire terrorisants. L’ancien leader des Ivy League nous livre ici avec son pote Russ Alquis, songwriter assez confidentiel, une bande originale totalement hallucinée de l’univers psychiatrique. Autant vous dire qu’un tel revirement n’a pas pu se faire sans expérience de la défonce.

Un 45T plus loin, sorti sur le minuscule label Spark, nous reste un formidable témoignage de l’époque et de ses séances de délires acidulés. Là où d’autres s’y sont noyés autant musicalement qu’humainement, John Carter et Russ Alquis en dressent un tableau particulièrement ironique et acerbe. Qui s’écoute encore très bien aujourd’hui. Une curiosité de plus.

DISCOGRAPHIE :

_ 1968 : The Laughing Man/Midsummer Dreaming (SP Spark SRL 1017)

Cartoone (Aka The Chevlons)

A l’origine, le groupe s’appelle Jay Anders & The Chevlons (puis The Chevlons quand Jay Anders les quitte) et ils sont originaires de Glasgow en Écosse ; ils sortent un unique single en 1966 sur PYE qui passe relativement inaperçu. Mais leurs efforts payent quand ils sont repérés en première partie successivement des Merseybeats et des Hollies. Le Line up est quasiment le même lorsqu’ils signent en 1967 chez Atlantic, un contrat pour 2 LP par l’intermédiaire du producteur Mark London. C’est ce bon monsieur qui va leur trouver un session man à la guitare pour leur premier album en la personne de Jimmy Page ; mais son implication dans l’enregistrement reste modeste. Ils participent à Top of the Pops début 1969 pour promouvoir leur premier single Penny for the Sun, où il rencontrent Maurice Gibb des Bee Gees. Leur premier album intitulé sobrement Cartoone sort en 1969, et c’est un bon compromis de pop doucette et de folk mélodieux. On dénote également quelques intentions limites progressives dans des arrangements de cordes ou de pianos que certains trouveront pompeux. Fin 1969, ils partent aux US accompagner Led Zeppelin en tournée, mais ils ne recueillent pas le succès escompté ; l’audience zeppelinienne raffolant de guitares saturées et de rythmiques lourdes n’est pas emballée. Leur album se vend mal et Atlantic annule la sortie de leur second album, Reflections, qui doit être publié bientôt par Rhino Records. Le groupe se sépare définitivement dès leur retour en Angleterre en 1970.

Greg.

PERSONNEL :

  1. Mike Allison (Guitare)
  2. Chuck E.Coffils (Batterie)
  3. Derek Creigan (Chant, Guitare)
  4. Mo Trowers (Guitare)
  5. (Jimmy Page - Guitare)
DISCOGRAPHIE :
  1. The Chevlons:
_ 1966 : Too Long Alone / It’s My Problem (SP Label PYE 17145)
  1. Cartoone:
LP :
  1. _ 1969 : Cartoone (Label Atlantic Records UK 588 174 / Côte : 40Euros)
  2. _ 1969 : Reflections (Atlantic Records / Unreleased)
SP : _ 1969 : Penny for the Sun / Knick Knack Man (Atlantic Records UK 584 240) LIEN : Site Myspace

18 juil. 2008

Casuals, The

Les Casuals n’ont jamais été à la mode ; ce groupe pop qui débute en 61 dans le nord de l’Angleterre et signe en 65 chez Fontana jouit d’un succès relatif en Italie où ils sortent un paquet de 45, dont certains en italien. Leur premier SP s’intitule If you walk out. L’Allemagne et la France leur réussissent plutôt bien également. Au vu de cette popularité grandissante, Decca les signe en 68 et après des débuts laborieux avec le simple Adios Amor, c’est la consécration : en septembre sort Jesamine qui est leur hit, nº 2 en Angleterre, dans le top 10 partout en Europe. Il n’y a que Hey Jude pour leur barrer la voie du succès intégral. Dans la foulée sort Toy, mais il peine à atteindre la 30ème place des charts, et la dégringolade s’annonce : ils sortent leur unique LP Hour World en 1969 (chez Decca en Angleterre, Mainstream aux US sous le nom de British Casuals), les ventes sont très faibles, et celles de leurs singles suivants le sont tout autant. Ils passent chez Parlophone en 71, sans plus de reconnaissance et finiront en 74 chez Dawn, label lilliputien, qui sortira le dernier single du groupe intitulé Tara tiger girl. Ils se séparent logiquement en 1975. Trop captivés par leur succès italien et la variété péninsulaire, ils ratent la vague beat en 65/66 et arrivent trop tard en Angleterre, et leurs prétentions psychédéliques sonnent trop bubblegum, quand, en 1968/69 ils sont enfin connus du grand public… ils n’ont jamais été à la mode je vous disais.

Greg.

PERSONNEL :

  1. Howard Newcomb (guitare, chant)
  2. Rob O'Brien (batterie)
  3. Alan Taylor (Flûte, basse, chant)
  4. John Tebb (Claviers, orgue, chant)
  5. Steve Wallace (Basse)

DISCOGRAPHIE :

LP :

_ 1969 : Hour World (LP Decca SKLR 5001, Côte : 80Euros)

SP :

  1. _ 1965 : If You Walk Out/Please Don't Hide (Label Fontana TF 635)
  2. _ 1968 : Adios Amor/Don't Dream Of Yesterday (Label Decca F 12737)
  3. _ 1968 : Jesamine/I've Got Something To (Label Decca F 22784)
  4. _ 1968 : Toy/Touched (Label Decca F 22852)
  5. _ 1969 : Fool's Paradise/Seven Times Seven (Label Decca F 22900)
  6. _ 1969 : Sunflower Eyes/Never My Love (Label Decca F 22943)
  7. _ 1969 : Caroline/Naughty Boy (Label Decca F 22969)
  8. _ 1970 : My Name Is Love/I Can't Say (Label Decca F 23027)
  9. _ 1971 : Someday Rock'N'Roll Lady/Letter Every Month (Label Decca F 23112)
  10. _ 1972 : Tara Tiger Girl/Nature's Child (Label Parlophone R 5959)
  11. _ 1974 : Witch/Good Times (Label Dawn DNS 1069)

LIEN :

Jesamine

Cat's Pyjama

On continue notre défrichage des obscurités anglaises, ce chemin long et laborieux, mais nous réservant de multiples surprises. Par le biais des excellentes compilations Circus Days, nous voilà arrivés au cas des Cat’s Pyjamas. Très peu voire aucune information ne circule sur ce groupe, aussi bien sur le net que dans les bouquins de vinyphile !

Pour autant, ce combo oscillant entre rock progressif et psychédélique avait de beaux arguments. Une utilisation planante des claviers, une basse éminemment menaçante et une guitare pied à tout berzingue sur la Fuzz rend ce groupe particulièrement intéressant. Et qui, bien loin du progressif des seventies, pouvait en moins de 3 min vous balançaient un morceau alternant les ambiances et les climats recherchés.

Deux singles verront le jour sur le confidentiel label Direction (qui signera les albums des Chambers Brother en Angleterre), les 4 morceaux étant signés du même Kenny Bernard. Autant vous dire que les gars de Circus Days ont eu l’oreille heureuse, une fois de plus, tant il est quasi impossible de se procurer ces singles. On ne pourra même pas vous estimer ces disques, ne les ayant jamais vus sur aucune plateforme de vente.

DISCOGRAPHIE :

_ 1968 : Baby I Love You / Virginia Water (SP Direction 58-3235)

_ 1968 : Camera Man / House for Sale (SP Direction 58-3482)

Cedars, The

Originaires du Liban, les Cedars immigrent en Angleterre fin 67, à la recherche du nirvana rock. Englué dans une société archaïque et conservatrice, le combo passionné de rock n’y trouve point sa place. Arrivés dans le pays d’Albion, ils font quelques gigs avec parcimonie avant d’être repérés par le producteur Tony Clarke. Qui tombe immédiatement sous le charme . Il faut dire que le mélange des influences, Arabes et rock occidental, est détonant.

Les Cedars rentrent alors en studio en 68, et y gravent un simple tout bonnement somptueux, et novateur. Là où une grande majorité d’artistes s’inspirent de la musique indienne, les Cedars proposent une version arabisante du rock psychédélique, particulièrement réussie et envoûtante. Pour ce faire, le groupe utilise la balalaïka (luth à manche longue et caisse triangulaire, originaire de Russie) comme instrument principal. Les sonorités développées et le climat harmonieusement cool qui se dégagent de ses deux titres engagent l’auditeur dans une traversée auditive et expérimentale de toute beauté. Un second single verra le jour la même année, au tirage extrêmement confidentiel. On en redemande !

DISCOGRAPHIE :

  1. _ 1968 : For Your Information/Hide If You Want To Hide (SP Decca F-22720)
  2. _ 1968 : I Ilke The Way / I Don't Know Why (SP Decca F -22712)

LIEN :

For Your Information

Chances Are, The

Avec leur reprise sucrée d’un standard des Golliwogs (futur Creedence), Fragile Child, les Chances Are emmenées par Rosco Birchmore et Dick Smith n’ont sans doute pas marqué les esprits. On vous rassure, les notre non plus. Quelques éclairs furtifs de la guitare noyés dans un décor trop propre, des harmonies vocales pompeuses, et au final un sentiment de temps perdu. On passe.

DISCOGRAPHIE :

_ 1967 : Fragile Child/What Went Wrong (SP Columbia DB 8144)

LIEN :

Fragile Child

Chants, The

Un des plus fameux band de Liverpool, les Chants ont bénéficié d’une carrière couronnée de succès locaux, s’appuyant sur des harmonies vocales maîtrisées typiques de cette scène liverpudienne et une rythmique Beat d’école. Mais l’originalité du combo par rapport à cette scène est qu’il n’était constitué que de Black, une petite révolution dans un pays si conservateur.

Leur parcours discographique commence dès 1963 sur le label Pye et se poursuivra jusqu’en 1969, passant successivement sur des labels comme Fontana, Page One, Decca et RCA. Au total, 9 singles où ils développeront un R&B particulièrement moderne (She’s Mine, sorti en 1964, qui nous renvoi directement à la musique proposée par The Coral, groupe liverpudien de ces dernières années), aux harmonies vocales somptueuses sur des arrangements rocks parfois très agressifs.

Dans leurs sillages, ils entraîneront une flopée de groupes, partageant plusieurs fois l’affiche avec les Beatles. Si localement, le succès est total, les Chants ne connaîtront malheureusement pas les joies d’un hit national. Pour les amateurs, les singles ont une jolie côte, s’échangeant aux alentours de 80 euros.

PERSONNEL :

Eddie Amoo (Chant), Eddie Ankrah, Joe Ankrah, Alan Fielding, Nat Shalma, Ronnie Bonnie, Bob Conrad, Bobby James, Harry Kenner.

DISCOGRAPHIE :

  1. _ 1963 : I Don't Care/Come And Go With Me (SP Pye 7N 15557)
  2. _ 1964 : I Could Write A Book/A Thousand Stars (SP Pye 7N 15591)
  3. _ 1964 : She's Mine/Then I'll Be Home (Sp Pye 7N 15643)
  4. _ 1964 : Sweet Was The Wine/One Star (SP Pye 7N 15691)
  5. _ 1966 : Come Back And Get This Loving Baby/Love Light (SP Fontana TF 716)
  6. _ 1967 : A Love's Story/Wearing A Smile (SP Decca F 12650)
  7. _ 1967 : Ain't Nobody Home/For You (SP Page One POF 016)
  8. _ 1968 : A Man Without A Face/Baby, I Don't Need Your Love (SP RCA 1754)
  9. _ 1969 : I Get The Sweetest Feeling/Candy (SP RCA 1823)

Chapter Four, The

Avec une unique démo sortie en 1966 sur United Artists, qui se négocie à grands coups de Dollars (une côte a près de 300euros !), les Chapter Four font partie de ces groupes obscurs que l’Histoire n’a pas retenus. Écrit semble t’-il par un trio composé de Sanders, Vance et Kane, la démo est une bombe caverneuse, arrogante et distordue, gratifiée de superbes parties de guitare. In My Life, la face A, que l’on peut retrouver sur les Rubble Anglais, s’inscrit dans une mouvance psychédélique, et devient du même coup l’une de ses perles les plus méconnues.

PERSONNEL (A confirmer) :

Sanders, Vance et Kane

DISCOGRAPHIE :

_ 1966 : In My Life/In Each Other's Arms (SP United Artists UP 1143)

Chasers, The

Avec une durée de vie avoisinant les 8 ans, les Chasers font partie de ces groupes qui ont vu leur carrière émaillée d’accidents, de rebondissements et de changement perpétuel au sein du Line up, ne permettant pas de concrétiser sur la cire leur potentiel musical. Trois singles au compteur seulement, et une jolie réputation de loosers qui finalement leur vont comme un gant.

Le groupe se forme en 1960 dans la banlieue de Romford, et joue dans de nombreux clubs et festivals, se taillant une solide expérience live, notamment dans les universités. En 1961, Tony Wadlow prend la place de Jack Chambers à la basse. Tony est un multiinstrumentiste confirmé, jouant aussi bien de la flûte, du saxo que de la basse. Il apporte donc une nouvelle dimension au groupe qui s’engage alors dans une voie instrumentale, immanquablement influencée par la Beat Génération de l’époque.

Le groupe tourne sans cesse, devenant l’un des tout meilleurs combos instrumentaux. Mais en 1963, les gars se décident à recruter des chanteurs (Roger Pincott, Bobby Rio), et se lancent ainsi dans la vague R&B qui agite l’Angleterre et ses vieux principes. Ils tournent souvent en compagnie des Downliners Sect, et se voient proposer quelques concerts en Allemagne où ils feront un carton.

1965. Enfin, les Chasers ont l’opportunité de sortir un disque sur Decca. Hey Little Girl est alors diffusé en boucle sur Radio Caroline, mais le single ne se classe pas. Ils se retrouvent aussitôt lâchés par leur maison de disque. Commence alors pour le groupe une traversée du désert, de contrats infructueux, ne parvenant jamais à gagner la confiance des labels. Tour à tour, les Chasers enregistrent un single sur Parlophone (Inspiration/She's Gone Away), puis sur Philips (The Ways Of A Man/Summer Girl) sans trouver la bonne formule. Ces changements perpétuels, le groupe finit par le payer rapidement, se retrouvant sans contrat fin 1967. Et dans une expectative musicale totale.

Dommage quand on écoute ces trois SP, tant la diversité et la qualité technique du groupe sont indéniables (voire le superbe Inspiration, avec son rythme implacable). Le combo se dissout progressivement, et finalement les Chasers sont réduits à un trio. Auquel se greffera Len Tuckey (guitare) pour un nouveau projet, Riot Squad.

  1. ***********

Très obscur groupe de freakbeat, dont on peut retenir deux choses. La première est que l’un des guitaristes est devenu le mari de Suzi Quatro, ce qui fait nous une bien belle jambe. La seconde est la qualification de ces gens pour le prix du meilleur clone des Yardbirds, première période. Leur impeccable façon de massacrer un riff de Bo Diddley, l’harmonica très clair, la voix même du chanteur, font de Hey Little Girl une de ces perles, qu’on aime tant ici. Bonus, la petite phrase de guitare qui répond à la voix, sur le refrain. À part ça, le propos est totalement salace, et suffirait de nos jours à les faire accuser de pédophilie écolière. Étonnant que la vigilante et prude BBC n’ai pas relevé.

Laurent M.

PERSONNEL :

  1. Lenny Butcher (Batterie)
  2. Jack Chambers (basse)
  3. Tony Wadlow (Guitare, Sax, Flûte)
  4. Roger Pincott (Chant)
  5. Bobby Rio (Chant)
DISCOGRAPHIE :
  1. _ 1965 : Hey Little Girl/That's What They Call Love (SP Decca F 12302)
  2. _ 1966 : Inspiration/She's Gone Away (SP Parlophone R 5451)
  3. _ 1967 : The Ways Of A Man/Summer Girl (SP Philips BF 1546)

Cherry Smash, The

Originaire de Gosport dans la région d’Hampshire, les Cherry Smash se forment en 1967, en plein trip baba. Le Summer Of Love étant passé par là, les 5 membres développeront en grande majorité des Love songs, entre pop sucrée et délires saupoudrés d’acides. Le groupe composera 3 simples de 1967 à 1969, potentiellement commerciaux, et qui finalement ont très mal vieilli. Les harmonies vocales sont douteuses, les compositions mélodiques un tantinet trop mielleuses, et l’on ne peut sauver de l’obscurité que cette face A du troisième single, Fade Away Maure. Présent d’ailleurs sur une majorité de compilations, ce morceau envoie un riff impeccable qui permet de troubler les apparences.

Au final, une curiosité banale, et un exemple typique de la récupération commerciale. Des singles oscillant autour d’une vingtaine d’euros, et déjà, cela est exorbitant vu la qualité proposée.

PERSONNEL :

John Curtis, Mick Gill, Graham Hunt, Bryan Sebastian, Mark Tuddenham

DISCOGRAPHIE :

  1. _ 1967 : Sing Songs Of Love/Movie Star (SP Label Track 604 017)
  2. _ 1968 : Goodtime Sunshine/Little Old Country Home Town (SP Decca F 12838)
  3. _ 1969 : Fade Away Maureen/Green Plant (SP Decca F 12884)

16 juil. 2008

Cheynes, The

Jouissant d’une excellente réputation dans le milieu des clubs de Londres, les Cheynes sortiront trois singles tout aussi recherchés les uns des autres. Fondé par Peter Bardens en 1963, le combo sombrera magnifiquement dans un blues des plus durs, et doit également sa bonne réputation à la présence à la batterie d’un certain Mick Fleetwood.

Si les singles, dont une cover fantastique des Isley Brothers, ne se classent malheureusement pas, c’est par le biais d’une opérette musicale que les Cheynes atteignent leurs statuts d’outsiders prometteurs. En effet, Kenneth Hume, producteur, les recrute en 1964 pour leur faire jouer quelques reprises des Beatles pour son court métrage Mods & Rockers, un ballet sur le thème de la Pop Music naissante. Très avant-gardiste, et même si le style développé par le groupe est bien loin du répertoire habituel des Cheynes, le film est une totale réussite.

Pour autant, le combo ne se laisse pas griser par une certaine reconnaissance publique, et continuera en 1965 à arpenter son rythm & blues originels en sortant son troisième et dernier single, produit par Bill Wyman qui joue notamment de la basse sur la face B. Le groupe se sépare finalement juste après, Bardens et Fleetwood partant jouer le bœuf dans un nouveau projet excitant au sein des furtifs Shotgun Express.

Cependant, les Cheynes resteront l’une des toutes premières formations alimentant la machine Fleetwood Mac, une belle et grande famille du blues anglais.

PERSONNEL :

  1. Roger Peacock : chant
  2. Peter Bardens - claviers
  3. Phil Sawyer - guitare
  4. Peter Hollis - basse
  5. Mick Fleetwood - batterie
DISCOGRAPHIE :
  1. _ 1963 : Respectable / It's Gonna Happen To You (SP Columbia DB 7153)
  2. _ 1964 : Going To The River / Cheyne Re-La (SP Columbia DB 7368)
  3. _ 1965 : Down and Out / Stop running Around (SP Columbia DB 7464)

Chicago Line

Collector de chez collector, ce single des Chicago Line Blues Band vaut aujourd’hui une petite fortune, s’échangeant à près de 300 euros. Il faut dire que cet unique enregistrement est d’excellente facture. Le combo se forme à Londres autour de Viv Prince, batteur originel des Pretty Things, Louis Cennamo à la basse et Mick Patto (!) au chant. Auquel vient se rajouter Mike Fellana (trompette) et Tim Hinkley (claviers). Le groupe se lance alors dans un Rythm& Blues endiablé, faisant la part belle aux improvisations.

Philips les signe donc en 1966 pour un simple. La face A, Shimmy Shimmy Ko Ko Bop, est un délirant blues, légèrement psychotique et rythmique. La face B permet à l’ancien Pretty Things de s’adonner à un exercice de style, la batterie rythmant les diverses interventions des autres musiciens. On peut retrouver ses deux titres sur l’excellente série des English Freakbeat.

PERSONNEL :

  1. LOUIS CENNAMO (Basse)
  2. MIKE FELLANA (Trompette)
  3. TIM HINKLEY (claviers)
  4. MIKE PATTO (chant)
  5. VIV PRINCE (batterie)
DISCOGRAPHIE : _ 1966 : Shimmy Shimmy Ko Ko Bop/Jump Back (SP Philips BF 1488)

Chicken Shack

Les rédacteurs de Rave Up sont pauvres, et vous tiennent en haleine avec leurs petits moyens. Ce sujet sur Chicken Shack sera donc réalisé à partir des deux premiers albums. Une façon comme une autre de rester dans un esprit blues.

Parce que oui, amis lecteurs, pendant qu’une partie de l’Angleterre avalait des pilules dans un jardin parfumé, l’autre se prenait de passion pour les douze mesures, et enregistrait sur Blue Horizon. Les deux facteurs n’étant d’ailleurs pas antagonistes, Peter Green s’est détruit la tête à l’acide, tout en imitant BB King à la perfection, mais je dérape.

Alors Chicken Shack, parfait archétype du groupe pétri de respect pour ses glorieux aînés, un peu confits en dévotion, mais doué. Signé sur Blue Horizon, quoi.

Le premier album a au moins le mérite de révéler deux grands talents. Stan Webb d’abord. Sa fixation sur Freddie King (pas donné à tout le monde) compensant son horrible voix. Le piano de Christine Perfect ensuite. Pas encore en partance pour un Fleetwood Mac (on n’en sort pas) à la tortueuse aventure. Les cuivres sont bien utilisés, pas lourdingues, et en fermant un peu les yeux, vous situez l’année. Par contre, on imagine, déjà, difficilement ces gens dépassant leur langage de base, ou le transfigurant. À leur crédit, appeler un disque « 40 doigts bleus, fraîchement emballés, et prêts à servir » fallait quand même oser.

Le second disque n’est guère qu’une confirmation de son frère aîné. Formule sympa, faiblesse évidente de la rythmique (pas guère capable d’aller au-delà du 4/4 de base) ce qu’on pardonnerait facilement, si Stan Webb n’avait pas décidé de nous infliger une dose mammouth de son humour. Chaque morceau est caviardé entre ses imitations de diverses personnalités anglaises. La barrière de la langue aidant, c’est aussi drôle que du Bigard, récité par l’oncle Marcel, à la fin d’une communion.

Webb a maintenu le groupe à flot, à travers les inévitables changements de personnel, et doit encore écumer les festivals de blues. Une page d’histoire, mine de rien.

Laurent M

PERSONNEL (Membres fondateurs) :

  1. Stan Webb (guitare, chant)
  2. Andy Silvester (basse)
  3. Dave Bidwell (batterie),
  4. Christine Perfect (chant, piano, 1964-69).
DISCOGRAPHIE : LP :
  1. _ 1968 : Forty Blue Fingers Freshly Packed And Ready To Serve (Label Blue Horizon 7 63203)
  2. _ 1969 : Ok Ken (Label Blue Horizon 7 63209)
  3. _ 1969 : 100 Ton Chicken (Label Blue Horizon 7 63218)
  4. _ 1970 : Accept (Label Blue Horizon 7 63861)
SP :
  1. _ 1968 : It’s Okay With Me Baby/When My Left Eye Jumps (Label Blue Horizon 573135)
  2. _ 1968 : Worried About My Woman/Six Night In Seven (Label Blue Horizon 573143)
  3. _ 1968 : When The Train Comes Back/Hey Baby (Label Blue Horizon 573146)
  4. _ 1969 : I’d Rather Go Blind/Life Tears In The Wind (Label Blue Horizon 573153)
  5. _ 1969 : Tears in the Wind / Things You Put Me Through (Label Blue Horizon 573160)
  6. _ 1970 : Things You Put Me Through Maudie/Andalucian Blues (Label Blue Horizon 573168)
  7. _ 1970 : Sad Clown/Tired Eyes (Label Blue Horizon 573176)