Forum RaveUp60

Forum RaveUp60
Venez nous rejoindre!
Affichage des articles dont le libellé est D. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est D. Afficher tous les articles

28 oct. 2008

Dakotas (The)

La carrière de ce combo est des plus complexes. Originaires de Manchester, ils se font dans un premier temps connaître comme orchestre instrumental, accompagnant notamment le chanteur liverpudien Billy J.Kramer, dans un style merseybeat de rigueur. Au départ de ce dernier, le groupe repart du côté de Manchester, ville ouvrière par excellence, et dans une ambiance grisâtre décident de composer leurs propres chansons.

Ils débarquent alors au Star Club d’Hambourg, plein d’ambitions, en 1963. Ils y enregistrent leur premier single, dans le style des Shadows. La face A, The Cruel Sea, est une chouette suite mélodique à la guitare, flippante par moment, se classant 18é tous de même dans les charts. Fort de ce succès, le groupe enregistre dans la foulée un second 45Tours, toujours dans la même lignée, et un EP rarissime de nos jours, Meet The Dakotas.

En 1964, un second guitariste les rejoint en la personne de Mick Green (ex Johnny Kidd & The Pirates), et dès lors le sound du groupe change, devient plus violent, plus moderne, et davantage en phase avec son époque. Après un troisième SP anecdotique, les Dakotas sont lâchés par leur maison de disque, Parlophone.

Qu’importe, le combo a des ressources et se retrouve vite une chaumière. Page One, label au combien recommandable, leur permet de travailler en toute tranquillité, et leur laisse champs libres pour l’innovation. Le résultat est d’assez bonne qualité, le groupe intégrant enfin le chant dans ses compositions. Mais c’est en 1968, après le départ du batteur originel, que le groupe signe son plus beau single. Remplacé illico par Franck Farley, ancien membre des Pirates lui aussi, le groupe signe une belle page du garage anglais avec son The Spider and The Fly. Rythmique implacable, riff répétitif et dénué de tout artifice, chant en avant, le morceau avait tout pour connaître les joies du hit.

Malheureusement, le groupe se quittera sur ce dernier single, pourtant le meilleur. Les Dakotas se reformeront au milieu des années 80, et c’est non avec une certaine pointe d’ironie qu’ils interprètent depuis des standards pop, piochant aussi bien chez les Beatles que chez les Zombies. Le groupe tourne toujours aujourd’hui, avec un calendrier impressionnant de date de concert.

Regrettable qu’en France il soit si difficile pour un groupe reformé de trouver endroit pour jouer…

PERSONNEL :

Mike Maxfield (guitare), Robin McDonald (basse), Tony Mansfield (batterie), Mick Green (guitare), Ray Jones (basse)

DISCOGRAPHIE :

EP :

_ 1963 : Meet The Dakotas (Label Parlophone GEP 8888 / Côte : 75Euros)

SINGLE :

_ 1963 : The Cruel Sea/The Millionaire (Label Parlophone R 5044)

_ 1963 : Magic Carpet/Humdinger (Label Parlophone R 5064)

_ 1964 : Oyeh/My Girl Josephine (Label Parlophone R 5203)

_ 1967 : I'm 'n' 'Ardworkin' Barrow Boy/Seven Pounds Of Potatoes (Label Page One POF 018)

_ 1968 : I Can't Break The News To Myself/The Spider And The Fly (Label Philips BF 1645)

LIEN :

Myspace

Dallon Miki

Tout bon amateur de freakbeat anglais se doit de connaître Miki Dallon, qui parcourut les sixties avec une triple casquette : producteur, songwriter et chanteur. Qui ne connaît pas Take a Heart, cette version surmultivitaminée que proposèrent les Sorrows sur leur unique LP ? Le pire, c’est que Miki Dallon en a écrit des dizaines du même calibre, que l’on retrouve agréablement au sein d’un excellent travail d’archivage, reprenant ses travaux de 1963 à 1966. Où l’on peut entendre d’ailleurs ses propres efforts solos.

Miki Dallon débute dans la musique en écrivant ce sommet du beat anglais, Take A Heart, enregistré dans un premier temps par les Blue Boys. Le titre marche pas mal, et donne une certaine reconnaissance à Miki. C’est en 1965 qu’il se lance dans une carrière de chanteur, où il interprète ses propres compositions. Deux singles sur RCA en 1965, où l’on apprécie la musique au beat impeccable, même si le chant reste un peu fébrile et classique. Les morceaux balancent bien (Apple Pie et sa structure pop parfaite), le tout restant certes scolaire, mais dévoilant un talent d’écriture certain.

En 1966, il passe sur Strike, et sort deux nouveaux singles. Sur des arrangements plus pop que beat, avec une voix un peu plus travaillée, Miki cherche à acquérir les faveurs d’un public plus large. Si la structure des morceaux est toujours parfaite, on est moins emballé par cette pop qui ne surprend plus et peut être aussi moins sauvage. Two at a time, face B de son dernier single, est le témoignage frappant de cette surenchère de production, nuisant malheureusement à son talent de songwriter.

Le Cd Complete Works 1963-1966 présente quelques plages jamais enregistrées à l’époque. Et de belles surprises attendent l’auditeur, comme ce jouissif That’s Love, où sur une ligne de piano redondante et sautillante, Miki dépose un rock rythmé du meilleur effet. That’s alright également, très nerveux et agressif, aurait fait un excellent single. À écouter assurément.

DISCOGRAPHIE :

_ 1965 : Do You Still Call That Love?/Apple Pie (SP RCA RCA 1438)

_ 1965 : I Care About You/I'll Give You Love (SP RCA RCA 1478)

_ 1966 : Cheat And Lie/(I'm Gonna Find A) Cave (SP Strike JH 306)

_ 1966 : What Will Your Mama Say Now?/Two At A Time (SP Strike JH 318)

LIEN :

Complete Works 63-66

Dando Shaft

Le folk c’est souvent du bonheur. De belles mélodies légères, du swing, des harmonies vocales célestes…Regardez l’Incredible String Band, on se relèverait la nuit pour en écouter. Dando Shaft, c’est le côté obscur de la force, le groupe qui réussit à être raide avec la pulsion d’une contrebasse (faut le faire) à vous ennuyer avec ses vocaux geignards, et ses compositions idiotes. Je suis dur, certes, mais mettre ces gens dans le même sac que Nick Drake ou Bridget St John, c’est une hérésie. Un coup à vous dégoutter du vrai beau folk, joué par des gens de talent.

Laurent M.

  1. PERSONNEL :
Martin Jenkins (mandocello, flûte, violon, chant), Kevin Dempsey (guitare, chant), Ted Kay (percussion), Roger Bullen (basse), Dave Cooper (guitare, chant), Polly Bolton (chant)
  1. DISCOGRAPHIE :
ALBUM :
  1. _ 1970 : An Evening With Dando Shaft (Label Youngblood SSYB 6)
SINGLE :
  1. _ 1970 : Cold Wind/Cat Song (Label Youngblood YB 1012)
LIEN : Discographie complète Myspace

27 oct. 2008

Dangerfield Keith

Et voici une fois de plus une énigme digne de Rave Up. Qu’il restera à élucider tant le peu d’information est consternant. Keith Dangerfield, donc. Qui aurait sorti un unique 45tours en 1968, reprenant mot pour mot le How It Is Done des Riot Squad’s sur sa face A, No Life Child. Certaines fabulations créditeraient ce single au regretté Keith Relf (Yardbirds, Renaissance,…), ce qui attise d’autant plus notre curiosité.

Alors, simple spéculation ou réalité ? Difficile à définir d’autant que le single, paru sur le méga rare label Plexium, et côté à près de 400 euros, est introuvable et que peu de compilations, elles aussi difficilement dénichable, ne nous ont pas permis d’entendre ce single.

Il existe d’autre part un pressage belge avec pochette. Le mystère Keith Dangerfield, que l’on trouve également sous le nom de Keith Dangerfield and The Way Ahead, reste donc entier.

PERSONNEL :

Keith Dangerfield (chant), Harry Spooner (guitare), Colin Fox (basse) et Peter Sullivan (batterie)

DISCOGRAPHIE :

_ 1968 : No Life Child/She's A Witch (SP Label Plexium P 1237)

Dangerfield Tony & The Thrills

Et encore une somptueuse production Joe Meek, dont on ne peut que trop vous conseiller l’achat d’un de ces coffrets aux découvertes mirobolantes, tel que celui des singles Pye. Les Tony Dangerfield and The Thrills ne sortiront qu’un single en 1964, habile combinaison entre rocks fifties et R&B, et merveilleuse invitation sur la piste de danse.

Tony fréquente alors les Savages quand il est repéré par Joe Meek, fin 63. Il lui forme un groupe et ils vont traîner leurs savates, comme tant d’autres groupes à cette époque, dans les clubs allemands. Où ils obtiennent un relatif succès. Leur single sort en 64, et la face B, une fois n’est pas coutume, remporte notre préférence. She’s too way out est un bon rock balancé par le piano et contrecarré par des solos de guitare beat du meilleur effet. On se prend alors au jeu, avec cette irrépréhensible envie de bouger son derrière sur les assauts du piano et de la guitare. La voix de Tony est par contre quelque peu quelconque, mais la production de Joe Meek parfaite.

Tony et ses Thrills auraient également enregistré une version du Who Do You Love ? qu’on n’a malheureusement pas trouvé sur la toile. Le groupe se sépare sur ce disque, et ira écumer divers autres combos R&B, pour le bonheur de nos ouïes !

PERSONNEL :

Tony Dangerfield (chant), Johnny Bedder (guitare), Ron Blackie (basse), Neil Norman (batterie), Mike Benson (piano)

DISCOGRAPHIE :

_ 1964 : I've Seen Such Things/She's Too Way Out (SP Label Pye 7N 15695)
  1. LIEN :
She's Too Way Out

14 oct. 2008

Dantalian's Chariot

Imaginez le chaînon manquant entre les délires sonores du Floyd et la douce pop enchanteresse du Kaléidoscope anglais… C’est à ce niveau, pas moins, que se situe les Dantalian’s Chariot, projet psychédélique du fabuleux, mais trop méconnu, organiste Zoot Money. Et pour une fois, on se félicite de la parution certes tardive (1996) d’un album posthume tant la musique déployée y est d’excellente facture.

Et pourtant, le groupe, composé, sous la houlette de Zoot Money, de Colin Allen à la batterie, Pat Donaldson à la basse et Andy Summers à la gratte, n’a sorti qu’un single dans les sixties sur le label Columbia en 1967. Mais quel single !

Le groupe se fonde en plein trip Flower Power, et sur les cendres du déjà très grandiose Zoot Money’s Big Roll Band. Zoot n’est pas reconnu à sa juste valeur dans le milieu, le public lui préférant l’ego démesuré de Brian Auger. Mais fort de son expérience et d’un nombre impressionnant de projets parallèles et d’enregistrements, Zoot est un briscard du rock. Découvrant un tout jeune guitariste répondant au doux nom d’Andy Summers, il décide de s’aventurer dans les chemins tortueux du psychédélisme, et fréquente alors les mêmes salles que le Floyd naissant et les Soft Machine.

Dès lors, la musique de Zoot, influencé par les distorsions de la guitare d’Andy, évolue vers des mélodies plus complexes, s’aérant vers des contrées vaporeuses et des textes ésotériques. Et finalement, se concrétise en 67 par la sortie de leur unique single, qui frappe l’auditeur par sa modernité et son sound novateur. Madman Running Through the Fields, et son intro hypnotique débouchant sur une pop complexe, mais parfaitement maîtrisée, est tout bonnement l’un des sommets du psyché anglais !

Pour autant, leur maison de disque, Columbia, est effarée par ce revirement, le combo délaissant son R&B à succès, et décide de lâcher le groupe sans assurer aucune promotion à ce single. Qui se terrera injustement dans les profondeurs des charts. Tout en délaissant une quantité non négligeable de démos dans des tiroirs poussiéreux, au grand dam de Zoot et sa bande. Les Dantalian’s Chariots se séparent donc l’année suivante, et ce malgré les nombreuses bonnes critiques de la presse rock.

Il faudra donc attendre 1995, et le label Tenth Planet, pour voir ressurgir ces bandes sous la forme d’un album, Chariot Rising. Qui le long de 10 morceaux expose tous le talent du combo, à travers de véritables petites pépites comme World War Three (somptueuses divagations acidulées d’Andy Summers), le swing parfait d’un High Flying Bird, ou encore les envolées orientales de toute beauté d’un Recapture The Thrill. Sans oublier les délires cosmiques et apaisants d’un This Island, magnifique voyage sonique…

À coup sûr, le groupe avait tout pour exploser, et restera pendant longtemps l’un des plus gros gâchis du psyché UK tant l’inventivité de ces musiciens semblait sans limites. Andy Summers prendra quant à lui sa revanche au sein des horribles The Police, ramassant à la fin des 70’s une montagne de succès infâme en réintroduisant le rock FM sur les ondes.

Mais combien savent réellement ce qu’était Andy dans les 60’s ? Un putain de guitariste, je vous dis !

PERSONNEL : Zoot Money (chant, claviers), Andy Summers (guitare), Colin Allen (batterie) et Pat Donaldson (basse)
  1. DISCOGRAPHIE :
_ 1967 : The Madman Running Through The Fields/The Sun Came Bursting Through My Cloud (SP Columbia DB 8260 / Côte : 100 Euros)
  1. LIEN :
Myspace

7 oct. 2008

Darwin's Theory

Quelle bonne surprise à l’écoute de ce single … Mais qui sont donc ces Darwin’s Theory, qui se permettent de reprendre le meilleur groupe psyché beat français en la personne des 5 Gentlemen ? Daytime, la face A, n’est autre qu’une variante pompée sur le Dis nous Dylan de nos compatriotes, alors que la face B est tout bonnement la copie conforme d’une de leurs meilleures faces B, Hosanna

On vous rassure de suite, et on l’apprend en même temps que vous, sous ce pseudo se cache finalement nos cinq jeunes marseillais, qui ont donc tenté leurs chances de l’autre coté de la Manche, avec cette version de leur tube Dis nous Dylan arrangé à la sauce britonne. Une belle réussite d’ailleurs, mais qui n’aura point de retombée positive.

Honnêtement, on s’en fout, on garde notre joyau beat français bien au chaud. Une question se pose toute de même : les Anglais savent-ils réellement d’où viennent nos cinq Gentlemen ? Nous pouvons en douter… Le single est paru sur le label Major Minor en 1966, et on le trouve facilement et pour peu cher sur certaines plateformes virtuelles. À bon entendeur…

  1. PERSONNEL :
  1. Jean Fredenucci (chant, basse). Claude Olmos (lead guitare, chant), Francois Paoli (guitare, tambourine, chant), Guy Matteoni (claviers, chant), Michel Donat (batterie)
  1. DISCOGRAPHIE :
_ 1966 : Daytime / Hosanna (SP Major Minor NM 503)

Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich

L’archétype de la guimauve pop. De ceux bricolant une musique populaire dans le mauvais sens du terme, surfant sur les vagues du succès et de la tendance, du In, récoltant ce que d’autres, plus avant-gardistes et créateurs, ne connaîtront jamais. Ah, le monde impitoyable de la pop music…

Ces cinq garçons, bossant tous dans la région de Wiltshire comme de bons citoyens anglais, prennent alors conscience de la manne financière que peut représenter la pop, et décident de se lancer dans le business de la musique. Trois-quatre accords par ci par là, quelques bidouillages sucrés plus loin, une mode vestimentaire respectée en tous points, et l’affaire est bâclée. Vous pouvez en rire, mais c’est à quelque chose près l’histoire des Dave Dee, Dozy, Beaty, Mick & Tich.

Ils décident alors de se produire là où les Beatles ont débuté, fréquentant les clubs de Cologne et le fameux Star Club d’Hambourg. Et sont vite repérés par les auteurs-compositeurs Ken Howard et Alan Blaikley, ces derniers entrevoyant par le groupe la possibilité de placer leurs compositions et de faire tous simplement concurrence aux Beatles ! Rien que cela…

Ils signent en 64 un contrat avec Fontana, et dès lors le groupe sortira quantité non négligeable de singles, d’Ep et d’albums, inondant le marché du disque anglais tel un Tsunami de leur pop accrocheuse (et aguicheuse sic !). Si bien que le public anglais ne peut passer à côté du groupe, tantôt Beat, tantôt psyché, tantôt pop, tantôt variétoche. La preuve : entre 1965 et 69, le combo parvient à passer plus de semaines dans les charts britanniques que les Beatles ! Une affaire rondement menée.

Seul le marché américain leur fera défaut, engendrant des numéros 1 un peu partout en Europe et en Australie. Mais à la différence des Beatles, leur musique a particulièrement mal vieilli, et l’écoute d’un simple best of est tout bonnement indigeste. On peut bien sûr sauver quelques compositions, mais on vous conseillera de réserver votre porte-monnaie pour des achats plus fructueux musicalement parlant.

Mais si vous décidez de vous pencher plus sérieusement sur ce cas, vous serez surpris de tomber sur des riffs quasi heavy contrebalancés par une utilisation abusive de cuivre, de refrain irritable au possible, d’arrangements en surabondances et limites bal musette ! On vous aura prévenu.

Pour la petite histoire, Dave Dee quittera le groupe en 69 pour se lancer dans une carrière de Hard Rocker (si si !) laissant ses compères nous servir encore abondamment leur soupe commerciale jusqu’en 1972, avant de définitivement laisser nos ouïes tranquilles !

PERSONNEL :

"Dave Dee" Harman (chant), Trevor "Dozy" Davies (basse), John "Beaky" Dymond (guitare), Mick Wilson (batterie) et Ian "Tich" Amey (guitare)

DISCOGRAPHIE :

Albums:

_ 1966 : Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich (Label Fontana TL 5350)

_ 1966 : If Music Be The Food Of Love Prepare For Indigestion (Label Fontana (S)TL 5388)

_ 1967 : Golden Hits (Label Fontana (S)TL 5441)

_ 1967 : What's In A Name (Label Fontana 858 000)

_ 1968 : If No One Sang (Label Fontana (S)TL 5471)

_ 1968 : Greatest Hits (Label Fontana SFL 13002)

_ 1969 : Together (Label Fontana SFL 13173)

_ 1969 : Legend Of (Label Fontana SFL 13063)

EP's :

_ 1966 : Hideaway (label Fontana 465312 /Fr)

_ 1966 : Bend It (Label Fontana 465324 /Fr)

_ 1966 : Save Me (Label Fontana 465349 /Fr)

_ 1967 : Loos Of England (Label Fontana TE 17488 / UK)

_ 1967 : Touch Me Touch Me (Label Fontana 465372)

SINGLES :

_ 1965 : No Time/Is It Love (Label Fontana TF 531)

_ 1965 : All I Want/It Seems A Pity (Label Fontana TF 586)

_ 1965 : You Make It Move/I Can't Stop (Label Fontana TF 630)

_ 1966 : Hold Tight!/You Know What I Want (Label Fontana TF 671)

_ 1966 : Hideaway/Here's A Heart (Label Fontana TF 711)

_ 1966 : Bend It/She's So Good (Label Fontana TF 746)

_ 1967 : Touch Me, Touch Me/Marina (Label Fontana TF 798)

_ 1967 : Okay/He's A Raver (Label Fontana TF 830)

_ 1967 : Zabadak/The Sun Goes Down (Label Fontana TF 873)

_ 1968 : The Legend Of Xanadu/Please (label Fontana TF 903)

_ 1968 : Last Night In Soho/Mrs. Thursday (Label Fontana TF 953)

_ 1968 : The Wreck Of The Antoinette/Still Life (Label Fontana TF 971)

_ 1969 : Don Juan/Margaretta Lidman (Label Fontana TF 1000)

_ 1969 : Snake In The Grass/Bora Bora (Label Fontana TF 1020)

_ 1969 : Tonight Today/Bad News (Label Fontana TF 1061)

LIEN:

Myspace

_

Davies Dave

S’extirper d’une machine pop comme les Kinks n’est sans doute pas chose aisée. Encore moins quand son frangin, bourré de talent également, fait l’unanimité de la presse rock et des mélomanes, confinant le reste du groupe à un certain anonymat. Et pourtant, Dave Davies fut le premier à tenter sa chance en solo, désireux de s’émanciper et d’étaler son talent autrement.

Né le 03.02.47 à Muswell Hill, dans la banlieue londonienne, c’est avec son frère, encore et toujours, qu’il se fait connaître au sein des Ravens, groupe de R&B où il tient la guitare. Puis il obtient le succès que vous savez au sein des mirifiques Kinks, toujours dans l’ombre de son frère, Ray, plus ténébreux, chanteur et compositeur du groupe. Les relations entre les deux hommes sont ombrageuses, mais le groupe parvient à subsister, voguant de tubes en hit, se tapant même le luxe de survivre aux 70’s et 80’s.

Rendons à Dave dans un premier temps ce qui lui appartient. Et ce n’est pas rien : le solo de You really got me ! On ne tergiversera pas sur la possible paternité du fameux riff que des légendes tenaces accordent à Jimmy Page, le Arsène Lupin du rock… Dave Davies fut bien celui qui développa ce son saturé des premiers Kinks, et l’histoire veut que le riff de You really got me fut obtenu grâce à un coup de couteau planté dans le haut parleur de son ampli !

Revenons à la carrière solo de Dave donc. Qui commence en 67 par une reconnaissance internationale, avec le très touchant Death of a clown, écrit, ironie de l’histoire, par son frère et produit par Shel Talmy. Le titre se classe 3é des charts, et démontre le talent de Dave aux yeux du grand public. Dans la foulée, Dave sort un second 45t, s’immisçant dans une pop finalement proche de celle des Kinks, en tout point remarquable et somptueusement arrangé.

La carrière solo de Dave est plutôt bien accueillie, et ne porte pas préjudice au succès des Kinks, qui dans le même temps continue d’engendrer une armada de tubes ! Malheureusement pour Dave, l’emploi du temps du groupe est tel que celui-ci l’empêche de se pencher sur un véritable album solo.

Qu’importe, Dave continuera à sortir un single les deux années suivantes, dont le somptueux Creeping Jean dans lequel on retrouve le fameux son saturé de sa guitare des débuts kinksiens. Ce dernier morceau, face B de son ultime single sixties, est une vraie perle de pop psyché, et confirme à qui veut l’entendre, que l’influence de Dave sur la musique des Kinks fut sans doute plus cruciale que ce que l’on imagine.

Tout ce matériel se retrouve sur une compilation qui porte magnifiquement son nom, The Album That Never Was, où l’on vous conseillera la version japonaise et sa pléiade de bonus franchement incroyable. Pour les amateurs de EP français, il existe un pressage Pye compilant le premier single de Dave en face A avec deux autres titres des Kinks écrits par Dave lui-même, Funny Face/You’re looking fine !

DISCOGRAPHIE :

EP :

_ 1967 : Death Of A Clown +3 (label Pye PNV 24196 / Côte : 60Euros)

_ 1968 : Dave Davies Hits (Label Pye NEP 24289)

SINGLE :

_ 1967 : Death Of A Clown/Love Me Till The Sun Shines (Label Pye 7N 17356)

_ 1967 : Susannah's Still Alive/Funny Face (Label Pye 7N 17429)

_ 1968 : Lincoln County/There's No Life Without Love (Label Pye 7N 17514)

_ 1969 : Hold My Hand/Creeping Jean (Label Pye 7N 17678)

LIEN :

30 sept. 2008

Davis Spencer Group

Il est toujours délicat d’aborder ce type de groupe, usines à tubes des années 60, distillant une quantité non négligeable de singles et d’Ep en tout point remarquable à travers l’Europe. Gimme Some Lovin’, Keep On Running, I’m A Man et l’on en passe, adoubé d’un gamin de 15ans au chant qui reléguera bien des compères au rang de chanteur pour midinette, un groupe techniquement impeccable, et une volonté artistique indéniable… Surfant sur les courants, passant de la pop au blues, du rock pur et dur aux rythm&blues des plus succulents, sans jamais tomber dans le pastiche varietoche, dépassant bien souvent leurs modèles dans les arrangements.

Le groupe se forme sous la houlette de Spencer Davis en 63, embauchant au passage les frangins Winwood (Stevie et Muff). Stevie est alors âgé de 15 piges, mais fréquente déjà les grosses pointures telles Memphis Slim au sein d’un groupe de jazz, les Rhythm and blues Quartet. Peter York à la batterie complétera le quatuor. Les Spencer Davis Group se font rapidement connaître dans les clubs de Londres, et leur premier succès est la reprise du Dimples de John Lee Hooker. À tel point que le label Fontana les signe sur-le-champ.

La saga démarre alors en trombe pour le jeune groupe. Un album voit le jour fin 65, et ils obtiennent alors le premier des dix Number One de leur carrière, avec leur Keep On Running dévastateur. Le groupe tourne alors beaucoup en Europe, faisant chavirer la France et l’Allemagne à chacun de leur passage. Les succès s’enchaînent, les deux opus suivants marchent fort bien, le groupe est alors à son apothéose. Chaque enregistrement devient un tube en puissance, le groupe reprenant à son actif des perles d’Otis Redding ou de Ray Charles, sans complexe, à la sauce blanche. Une totale réussite. Qui repose en grande majorité sur le talent de Stevie, à la voix suave proche des grands bluesmen noirs.

D’ailleurs, Fontana ne s’y trompe guère, et désire alors former un super-groupe autour de son jeune poulain. Les tractations deviennent de plus en plus fréquentes, mais également de moins en moins supportables pour les autres membres du groupe, qui sont relégués injustement au second plan. Finalement, Stevie quitte le groupe en pleine gloire en 67 pour partir former les Traffic, dans lequel il explosera dans le monde de la pop music. Son frère, Muff, quant à lui, deviendra musicien de studio pour le Label Islands.

Spencer Davis, pour autant, ne se décourage pas et continuera à enregistrer en 68, en compagnie d’Eddie Hardin et Phil Sawyer, gravant au passage 3 bons singles sur United Artists, pourtant ignoré par la critique, dont l’excellent Mr Second class. Dans le même temps, l’Amérique redécouvre le talent du Spencer Davis Group, permettant la sortie de deux albums sous ce nom et reprenant les succès du groupe. Ce qui assure à Spencer Davis une confortable assise financière, mais surtout de conserver une certaine renommée.

D’ailleurs, Spencer part vivre et enregistrer à la fin des 60’s aux States où son travail est davantage reconnu. Il reformera ainsi le Spencer Davis Group en 71, gravant trois opus qui sans connaître le succès de la première mouture, lui conféreront la reconnaissance du. Comme quoi, la justice existe parfois dans ce monde absurde.
  1. PERSONNEL :
Spencer Davis (guitare, chant), Muff Winwood (basse, chant), Stevie Winwood (piano, orgue, chant, guitare), Pete York (batterie), Eddie Hardin (orgue, chant 67/70), Phil Sawyer (guitare 67/68)
  1. DISCOGRAPHIE :
  1. ALBUMS :
  1. _ 1965 : Their First Album (Label Fontana TL 5242)
  2. _ 1966 : The Second Album (Label Fontana TL 5295)
  3. _ 1966 : Autumn '66 (Label Fontana TL 5349)
  4. _ 1967 : Gimme Some Lovin' (Label Capitol SXS 3701 / US)
  5. _ 1968 : With Their New Face On (Label United Artists SULP 1192)
  6. _ 1968 : The best of The Spencer Davis Group (Label Island ILP 970/ILPS 9070)
  1. EP :
  1. _ 1965 : You Put the Hurt on Me(label Fontana TE 17444 / UK)
  2. _ 1965 : Every Little Bit Hurts (label Fontana TE 17450 / UK)
  3. _ 1965 : Keep On Runnin'(Label Fontana 465 297 / FR)
  4. _ 1966 : Sittin' and Thinkin' (Label Fontana TE 17463 / UK)
  5. _ 1966 : Somebody Help Me (Label 465 305 / FR)
  6. _ 1966 : When I Come Home (Label Fontana 465 318 / FR)
  7. _ 1966 : Gimme Some Loving (Label Fontana 465 337 / FR)
  8. _ 1967 : I'm A Man (Label Fontana 465 360 / FR)
  1. SINGLES :
  1. _ 1964 : Dimples/Sittin' And Thinkin' (Label Fontana TF 471)
  2. _ 1964 : I Can't Stand It/Midnight Train (Label Fontana TF 499)
  3. _ 1965 : Every Little Bit Hurts/It Hurts Me So (Label Fontana TF 530)
  4. _ 1965 : Strong Love/This Hammer (Label Fontana TF 571)
  5. _ 1965 : Keep On Running/High Time Baby (Label Fontana TF 632)
  6. _ 1966 : Somebody Help Me/Stevie's Blues (Label Fontana TF 679)
  7. _ 1966 : When I Come Home/Trampoline (Label Fontana TF 739)
  8. _ 1966 : Gimme Some Loving/Blues In F (Label Fontana TF 762)
  9. _ 1967 : I'm A Man/I Can't Get Enough Of It (Label Fontana TF 785)
  10. _ 1967 : Time Seller/Don't Want You No More (Label Fontana TF 854)
  11. _ 1967 : Mr. Second Class/Sanity Inspector (Label United Artists UP 1203)
  12. _ 1968 : After Tea/Moonshine (Label United Artists UP 2213)
  13. _ 1968 : Short Change/Picture Of Heaven (Label United Artists UP 2226)
  1. LIEN :
  1. Gimme Some Lovin'
  2. I'm A Man
  3. Keep On Running

27 sept. 2008

Dead Sea Fruit

En voilà une curieuse obscurité ! Parus sur le label Camp en 1967, sous une illustration d’aristo anglais mal luné, les Dead Sea Fruit ont étonnamment participé à la British Invasion en Europe, et particulièrement en France où ils passèrent pas moins de 3 années sur notre territoire. Combinant humour musical théâtral genre Bonzo Dog Band et engagement social sur fond de pop Kinksienne, les Dead Sea Fruit ont recueilli de jolis succès d’estime en France, mais également en Angleterre, classant leur Lulu, Put Another Record On en haut des charts !

D'ailleurs, la France est créditée d’un EP, sorti en 67 sur le label AZ (deux pochettes, la première reprenant celle de l’album anglais !) dans lequel on peut retrouver ce standard pop. Si le groupe marche bien en concert, l’album qui suit la même année ne connaîtra pas le même succès et scellera le sort du groupe. Honnêtement, on passe aussi sur cette pop un peu trop facile.

PERSONNEL :

Clive Kennedy (chant), John Errington (percussions, chant), Chris Lansdown (basse, chant), Dave Lashmar (guitare, chant), Christopher Hall (guitare, basse, chant), Si Clifford (claviers)

DISCOGRAPHIE :

ALBUM :

_ 1967 : Dead Sea Fruit (Label Camp 603001)

EP :

_ 1967 : (Loulou) Put Another Record On (Label AZ EP 1126/ Pressage français)

SINGLES :

_ 1967 : Kensington High Street/Put Another Record On (Label Camp 602 001)

_ 1968 : Love At The Hippiedrome/My Naughty Bluebell (Label Camp 602 004)

Dean Paul

Ce nom ne vous dit peut-être rien. Honnête chanteur de Pop, Paul Dean prendra plusieurs casquettes, sous le nom d’Oscar ou de Paul Nicholas, gravant au passage plusieurs 45tours. De son vrai nom Paul Beuselinck, c’est d’abord sous ce pseudo de Paul Dean qu’il se fait connaître. Accompagné tour à tour par les Thoughts puis par l’orchestre des Soul Savages, il signe un premier single sur Decca, You Don't Own Me/Hole In The Head en 1965. Sans succès, le Londres de l’époque s’immisçant dans le Swingin ’ London.

Il signe alors en 1966 sur le label Reaction, et dans la foulée un second SP, She Can Build A Mountain/A Day Gone By voit le jour. Qui ne marche certes pas, mais son engagement avec la maison de disque Reaction lui vaudra d’être la même année l’une des figures du label sous le pseudo d’Oscar, classant l’un de ses singles en 18e position des charts en juin 66. Mais ceci est déjà une autre histoire.

D’autre part, Paul Dean se fera connaître du Tout-Londres par sa présence dans la version Britannique de la comédie musicale Hair, jouant le personnage de Claude en 1969. Intéressant.

DISCOGRAPHIE :

_ 1965 : You Don't Own Me/Hole In The Head (SP Decca F 12136)

_ 1966 : She Can Build A Mountain/A Day Gone By (SP Reaction 591 002)

Dear Mr.Time

Un honnête disque progressif, distillant ici et là quelques bonnes compositions sans pour autant trouver LA formule qui ferait décoller la galette et dépenser nos dollars. Les Dear Mr.Time ne graveront qu’un seul opus, en 1970, sur le label Square. Peu ou pas d’indication ne circule sur le net quant à leurs origines, ni même sur la composition du groupe.

Bref, le disque est une rareté qui s’échange facilement sur les places marchandes du disque, les acheteurs de progressif étant ce qu’ils sont. La pochette du Lp est de très bon goût d’ailleurs. Quant à son contenu, il est disparate. Si certains morceaux sont agréablement ficelés, on reprochera comme à beaucoup d’autres galettes progressives de tomber parfois dans une surabondance d’effets, d’arrangements, de contretemps. Mais par magie, lorsque le groupe quitte ses sentiers distordus, leur musique prend une toute ampleur. Épurés de ses parties de cuivres et de ses solos mollassons, les Dear Mr.Time gravent de jolis Folks (A Prayer For Hear, blues tziganes ; Years & Fortunes) qui ne cachent malheureusement pas la faiblesse de cet ensemble – concept. On passe.

PERSONNEL :

??

DISCOGRAPHIE :

ALBUM :

_ 1970 : Grandfather (Label Square SQA 101 / Côte : 150Euros)

SINGLE :

_ 1970 : Prayer For Her/Light Up A Light (Label Square SQ 3)

LIEN :

Myspace

Deejays, The

Un groupe de freakbeat anglais, qui a fait l’essentiel de sa carrière en Suède, y réalisant plusieurs singles et albums. Notre chronique portera sur l’unique titre de ces gens, tombé dans nos oreilles attentives. Black Eyed Woman commence sur un riff ultra speed (annonciateur des délices qu’usinera la basse de Lemmy chez Motorhead) et par un grognement maléfique du chanteur. Réponse de l’harmonica, et on s’embarque sur un rock tendu à craquer, qui fait bouillir la cocotte minute avec savoir-faire et ardeur. C’est le principe du hachoir, vous y avez mis le doigt, vous y passerez en entier. Le beat est martelé avec application, jusqu’à expiration de toute résistance. Quant aux vocaux, ils ont ce coté hystérique qu’on retrouvera sur le premier Blue Cheer (tiens donc……). Tout ceci est craché en à peine trois minutes d’arrogance bien boutonneuse. Le côté amateur/bricolo qu’on devine aisément, ajoute au charme de cette petite perle inconnue (voire le final emballé sur un accord et demi). Superbe.

Laurent M.

PERSONNEL :

John Murray (guitare, chant), Pete Clinton (guitare), Buzz Nelson (basse), Erie Morgan (batterie), Johnny Vallons (guitare) et Clive Sands (guitare).

DISCOGRAPHIE :

_ 1965 : Dimples/Coming On Strong (SP Label Polydor BM 56034)

_ 1966 : Blackeyed Woman/I Just Can't Go To Sleep (SP Label Polydor BM 56501)

Denny Sandy

Sandy Denny est morte le 21 avril 1978. En tombant dans un escalier. Soit à peu près en même temps qu’un monument de la culture yéyé franchouillarde, dans ce qu’elle a de plus abominable. Si je me souviens bien (j’avais 13 ans) lâcher la rampe dans son bain, vous assurait plus de couverture médiatique et de jérémiades que le décès de l’ancienne chanteuse de Fairport Convention additionné de celui de Keith Moon, quelques mois plus tard.

Pour nous, passionnés, qui nous disons volontiers gens de bon goût, la comparaison s’arrête là. Et même si le rédacteur accuse beaucoup (trop, dira notre amie Béatrice) de lacunes dans sa culture folk, il reconnaît volontiers un sacré talent à Sandy Denny. Musique adulte dans un monde où le jetable était (est toujours) roi.

Le pendant quasi exact de Joni Mitchell par ici. Qui en imposait à un tas de machos, capable de leur faire fermer leur boîte, toute seule comme une grande. Et pouvait servir de patronne aux petites anglaises qui ravissent certaines oreilles. Ainsi de Shelagh McDonald (deux albums fabuleux) ou Bridget St John (3 disques à emmener jusque sous la douche).

Pour rester dans notre quantum temps, cette chronique a été réalisée avec la réédition du tout premier album de Sandy. The Original Sandy Denny (à l’histoire bien compliquée). Aucune trace de son impressionnant talent de composition, mais une maîtrise déjà bien affirmée, au travers de ce recueil de reprises. Définitivement une étape formatrice, avant le monument The North Star Grassman And The Ravens. Ou la merveille Fotheringay.

Et quelle voix. Dommage qu’elle se soit rapidement dégradée, comme le prouvent les pirates qui traînent ici et là. Celui de Denver 74 par exemple.

De la race de ces albums qui prennent peu de place dans votre discothèque. Mais beaucoup plus ailleurs.

Laurent M.

DISCOGRAPHIE :

_ 1967 : Sandy And Johnny (Label Saga Eros 8041)

_ 1970 : Sandy Denny (Label Saga Eros 8153)

LIEN :